Vendredi 8 février 2008
Des (bonnes ?) nouvelles concernant la condamnation de Kokopelli dont je vous faisais part dans mon précédent article. En tout cas la saga est à suivre avec intérêt.
Voici une dépêche de l’AFP du 7 février 2008.

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Kokopelli - L'Etat pourrait se dédire.

L'Etat envisage de se dédire pour éviter à l'association Kokopelli, qui vend et défend les semences anciennes, d'avoir à payer la  
totalité des amendes auxquelles elle est condamnée, a indiqué mercredi la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Le sort de Kokopelli, basée à Alès (Gard) et condamnée mardi en appel à 23.000 euros d'amendes pour avoir commercialisé des semences "non inscrites dans le catalogue officiel", a affleuré lors du débat sur les OGM au Sénat. "J'ai dit clairement qu'il fallait réfléchir à un éventuel dédit de l'Etat, pour que l'association n'ait pas à payer et surtout à un amendement pour régler le problème", a expliqué Mme Kosciusko- Morizet à l'AFP. "Nous en avons discuté avec Jean-louis Borloo".

"L'association Kokopelli participe à la préservation de la biodiversité, du patrimoine et des semences anciennes: c'est intéressant, mais de ce point de vue notre droit est mal fait", a-t-elle estimé. S'il est techniquement impossible d'introduire un amendement en ce sens dans la
loi sur les organismes génétiquement modifiés, "on va voir comment faire quelque chose" dans la loi concernant le Grenelle de l'environnement, a-t-elle ajouté.

Selon les minutes des débats rapportées au Journal Officiel, Mme Kosciusko-Morizet a estimé mardi soir devant le Sénat que 'association,
en préservant des variétés anciennes, "remplit une mission de service public et que sa condamnation pose problème. Nous travaillons à une éventuelle évolution législative pour sortir de cette situation absurde". A son tour, M. Borloo a reconnu qu'il y avait "indiscutablement un problème à traiter en liaison avec le ministre de l'Agriculture".

Kokopelli a vu sa condamnation confirmée en appel mardi par la Cour de Cassation et devra verser 23.000 euros au total aux différentes  
parties civiles, dont l'Etat et la Fédération nationale des professionnels des semences potagères et florales (FNPSP).

L'association, était poursuivie pour "mise sur le marché de variétés non inscrites dans le catalogue officiel des espèces et des variétés", géré par le Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS). Inscrire au catalogue les quelque 2.500 variétés potagères et  
florales repertoriées par Kokopelli "couteraît plusieurs millions d'euros", fait valoir l'association.

Source : AFP
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Mercredi 30 janvier 2008

Je ne sais pas pourquoi : je ne le sens pas bien pour le projet de loi sur les OGM...
 
Lisez plutôt. 

Kokopelli: biodiversité, la fin des illusions
Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée :
       

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     - 12.000 € pour le grainetier Baumaux
     - 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).
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Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.
Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles
 : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger  et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non violente et le dialogue,
peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul Jacquin
 
 
 
 
 
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Mercredi 30 janvier 2008
 
C’est un mail que j’ai écrit et fait suivre à une partie de mon carnet d’adresse en réaction à une pétition d’Avaaz pour soutenir l’action de Kofi Annan au Kenya en tant que médiateur dans la crise actuelle. Le matin même j’avais entendu à la radio une chronique sur France Culture sur le Kenya qui en toute petite partie expliquait un peu ce qui suit. 
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haricots-Kenya.jpg

Haricots verts du Kenya en provenance directe du camion, de l'avion, puis encore du camion..., avec bien sur sa barquette en plastique jetable...

Kenya-violence.jpgimage Yasuyoshi Chiba AFP



Bonjour à tous,

Juste pour rappel, comme il est dit dans le texte de la pétition ci-dessus la ‘nouvelle’ économie du Kenya repose en partie sur le commerce et l’agro-industrie, ils ont en effet trouvé une spécialisation dans le commerce de « primeurs » de contre saison.
 
La plupart de nos fraises en hiver, de nos haricots verts en hiver ou autres tomates proviennent bien souvent de ce pays ou les « puissants » ont fini par exproprier les petits paysans qui vivaient dignement et parvenaient à se nourrir de ce qu’ils faisaient pousser sur leur lopin de terre.
A la place, quelques grands propriétaires terriens marchandent avec l’Europe encaissant pour eux seuls les aides au pseudo 'développement'. Pendant ce temps là jeunesse poussée dans les bidonvilles se révolte : normal…
 
Pour les petits exploitants restant sur place qui ont cru trouver là un bon moyen de subsistance, ils se retrouvent aujourd'hui bien souvent coincées sous les dettes. 

En effet, tout coûte cher dans le haricot :
     - la semence : uniquement certaines variétés, forcement vendues fort cher par l’industrie semencière, ont une valeur commerciale sur les marchés européens, 
     - les intrants : pas forcement adaptés aux terres kenyanes les haricots verts poussent à gros renfort d’engrais chimiques et à cause de l’intensification de la culture les paysans sont coincés dans la spirale des pesticides. Et les fongicides et insecticides se vendent fort cher.
     - l’accès à l’eau dont la plante est très gourmande…
 
Penser à expliquer aussi cela à vos amis : les fraises, les tomates et les haricots verts en hiver ce n’est pas bon pour la planète car ils viennent en avion et réchauffent la planète ; c’est extrêmement mauvais, aussi, pour les peuples des pays où nous les faisons pousser pour le petit plaisir nos estomacs irresponsables !

La pétition d'Avaaz pour soutenir Kofi Annan

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Mercredi 23 janvier 2008

" Si l’abeille venait à disparaître, 
l’humanité n’aurait plus que quelques années à vivre
" ... 
 Albert Einstein 


Et bien certains sont pressés d’en finir !
 
Le Gaucho, le Regent vous connaissez. Ils sont interdits.
Alors 'on' a crée leur petit frère, aussi toxique, vu qu’il est de la même famille et contient les mêmes principes actifs que ces deux derniers … 
Ca y est le Cruiser vient d’être autorisé en France.

'On' change le nom, et v’lan 'on' recommence à s’en mettre plein les poches.
Là où il y a de la gène, hein…
Le Grenelle c’est quoi déjà ?    Un gros somnifère ?!
 

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Vous voulez faire quelque chose ? 

Mangez bio, 

et envoyer ce courier à votre député, votre sénateur, 
et signez la pétition ci dessous.
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Prénom, Nom
Profession :
Adresse :
code postal Localité :
 
Monsieur le Ministre
Alors que les travaux du Comité Scientifique et Technique (CST) chargé d’évaluer les causes de dépérissement des colonies d’abeilles sont volontairement arrêtés depuis deux ans, nous nous élevons contre l'Autorisation de Mise sur Marché de semences de maïs traitées par l'insecticide Cruiser dont la matière active est le Thiamethoxam.
Nous demandons le retrait  de cette AMM (Autorisation de Mise sur Marché) qui permettrait  à un insecticide qu’on sait être extrêmement dangereux pour les  abeilles d’être répandu dans l’environnement au mépris du  principe de précaution.
 
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes salutations distinguées.
 
 


Petite explication :

Le ministre de l’agriculture vient d’autoriser l’utilisation d’une nouvelle semence de maïs traitée par l’insecticide systémique dangereux appelé Cruiser dont la matière active est le Thiamethoxam. 
 
Même si cette autorisation ne s’étend pas aux maïs à consommation humaine et aux lignées mâles destinées à la production de semences, la précipitation de cette décision sous la pression des maïsiculteurs intensifs, des semenciers et des producteurs de produits phytosanitaires sera dommageable pour l’avenir.
 
En effet, la toxicité de cet insecticide est très forte :
- 5 nanogrammes* (ng) suffisent pour tuer une abeille. 
- En outre, sa toxicité est équivalente à celle du fipronil et de l’imidaclopride dont on connaît les effets délétères sur le rucher français (cf. affaires Gaucho et Regent). 
- De plus, des doses de Thiamethoxam aussi basse que 0,5 ng par abeille ont des effets sub-létaux importants. Ainsi, le Thiamethoxam peut entraîner la perturbation du vol de retour à la ruche des abeilles, dont l’une des conséquences peut être l’affaiblissement des colonies. 
- Le Thiamethoxam est également persistant dans les sols ce qui permet une éventuelle contamination des cultures suivantes.
 
Les précautions d'usage préconisées par l'AFSSA (dans son avis du 20 décembre 2007) retenues par le Ministère ne reposent que sur des résultats intermédiaires et ne permettent pas de juger des effets sur le long terme de ce produit sur les abeilles, l'Homme et l'environnement. De plus, ces précautions ne nous paraissent pas de nature à limiter les risques à court terme étant donné, notamment, les difficultés à contrôler leur application. 
 
En outre, un risque d’extension future de l’homologation pour d’autres usages (sur colza ou encore en production fruitière) n’est pas à écarter. Enfin, les poussières qui se dégagent au moment du semis de semences enrobées ont été responsables de la disparition d’un grand nombre d’abeilles au printemps 2007 en Italie.
 
Dans ces conditions, et alors que les travaux du Comité Scientifique et Technique (CST) chargé d’évaluer les causes de dépérissement des colonies d’abeilles sont volontairement arrêtés depuis deux ans, nous nous élevons contre cette autorisation et demandons le retrait de cette AMM* qui permettrait à un insecticide qu’on sait être extrêmement dangereux pour les abeilles d’être répandu dans l’environnement au mépris du principe de précaution.
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Sources : http://www.mdrgf.org/
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par Hapy publié dans : Actu
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Dimanche 23 décembre 2007
Je vous propose cette petite vidéo, à méditer.
 

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Je vous met aussi le lien vers l’association Virage Energie dont s’occupe Gildas Le Seaux qu'on voit dans le reportage.
par Hapy publié dans : Actu
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Mercredi 28 novembre 2007
Je vous livre ici une tribune d'Yves Cochet parue dans Le Monde du 27 novembre 2007

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A 100 dollars le baril, on change de civilisation, par Yves Cochet.
A ce prix, le pétrole brut n'est pas cher, de même que le litre de super à 1,50 euro. Le cours du baril sur le marché new-yorkais retrouve aujourd'hui la cote qu'il avait atteinte en 1980, tandis que l'achat d'un litre d'essence nécessite deux fois moins d'heures de smic qu'il y a vingt-sept ans. Ces niveaux nous paraissent élevés car nous nous sommes habitués à des prix extrêmement bas entretenus par les multinationales du pétrole, puis par l'OPEP. Cette époque est révolue.
Désormais, les prix du pétrole - et ceux de toutes les énergies - seront toujours à la hausse pour trois raisons principales d'origine géologique, économique et géopolitique :

1. - Le maximum mondial de production de liquide hydrocarboné est atteint. Depuis le début de l'extraction industrielle du pétrole, la moitié des réserves originelles a été consommée. Le pétrole restant à extraire réclamant beaucoup plus d'investissement pour une qualité moindre, les prix augmenteront tandis que la production diminuera. Nous entrons aujourd'hui dans l'ère de la décroissance géologique de la production mondiale de pétrole ;

2. - La demande est structurellement supérieure à l'offre. Tout le monde veut du pétrole, source d'énergie essentielle au mode de développement industriel. Nous ne pouvons pas vivre sans, nous sommes drogués au pétrole. Cela rendra le choc pétrolier actuel plus durable que les chocs d'origine politique des années 1970 ;

3. - Le pétrole c'est la guerre. Là où il y a du pétrole, une élite dirigeante vit de sa rente - souvent aux dépens de la population - et ces pays sont visés par le comportement prédateur des grands consommateurs comme les Etats-Unis, l'Union européenne et la Chine. La guerre d'Irak est un exemple de cette pétrovoracité industrielle, comme l'a récemment avoué Alan Greenspan.

Les autres raisons sont marginales. Un cyclone tropical dans le golfe du Mexique, une grève au Nigeria, une spéculation sur le marché des matières premières... tout cela arrive parfois et pousse à la hausse.
Mais ces épisodes passés, le cours du baril ne redescend pas. Les optimistes ne peuvent pas expliquer pourquoi le baril cotait 20 dollars en 2002 et 100 aujourd'hui.

Le modèle du monde qui habite le cerveau de l'Occidental moyen est que le marché, la technologie et l'inventivité humaine parviendront à résoudre les problèmes qu'affronte l'humanité, notamment la fin des énergies fossiles à bon marché et le changement climatique. Quel aveuglement ! Si nous voulons conserver les valeurs cardinales de notre civilisation que sont la paix, la solidarité et la démocratie, nous n'avons pas d'autre choix que celui de la décroissance rapide de l'empreinte écologique des sociétés industrielles, en particulier la décroissance de notre consommation d'énergies fossiles. Contre l'évidence des limites géophysiques, les rêves des théologiens de la croissance continuent, même après le Grenelle de l'environnement.


Un premier rêve séduit les esprits productivistes : investir plus dans l'exploration permettra de découvrir et d'extraire plus de pétrole.
Hélas !, après plus d'un siècle d'exploration géologique, les ressources sont à peu près toutes connues. Depuis plus de quarante ans, le volume des découvertes annuelles diminue. Aucun investissement, aucune technologie ne créera du pétrole qui n'existe pas.

Un second rêve imagine que les progrès technologiques peuvent augmenter le taux de récupération des champs de pétrole (c'est-à-dire le pourcentage des réserves originelles par rapport au volume total en place). Ce taux est aujourd'hui de 35 %, en moyenne. /"Un gain de 1 % de taux de récupération équivaut à deux ans et demi de consommation mondiale ! Notre ambition est de le porter en moyenne à 50 %"/, affirme Andrew Gould, le PDG de Schlumberger. Mais le taux de récupération dépend essentiellement de la géologie du réservoir. Il peut varier de 3 % pour un réservoir compact fracturé à 85 % pour un réservoir poreux et perméable. Aucune technologie ne peut transformer un réservoir compact en un réservoir poreux.

D'autres rêves persistent dans l'imaginaire des croyants en la prodigalité éternelle de la nature : la technologie contribuerait à la croissance des réserves ; elle montrerait que nous avons encore 40 ans de réserves pour le pétrole, 60 ans pour le gaz, et 250 pour le charbon ; elle diminuerait les coûts d'extraction du brut. La réalité est tout autre quand on prend le temps d'examiner longuement les statistiques comme le font les experts de l'ASPO (Association for the Study of Peak Oil). Ce qui compte, en effet, n'est pas le nombre d'années de réserves, mais le moment où l'extraction atteindra un pic, puis déclinera inéluctablement. Pour le pétrole, nous y sommes.

Un dernier rêve s'exprime comme une évidence de bon sens matinée de credo scientiste : la technoscience trouvera des énergies de substitution lorsque la production de pétrole déclinera. Or existe-t-il une énergie aussi concentrée, aussi bon marché, aussi transportable, aussi répandue, aussi facile et universelle d'usage que le pétrole ?
Aucune. Les avions ne décollent pas avec de l'uranium ou de l'éolien. Ni avec des agrocarburants (éthanol, diester), dont l'engouement actuel est dû au lobby betteravier et céréalier, au mépris de tout bilan écologique et énergétique.

Le pétrole est un ensemble de molécules merveilleuses qui ont permis la fabrication et la diffusion de milliers d'objets et de services dans notre vie quotidienne (véhicules, aliments, médicaments, plastiques, textiles...) et c'est aussi une matière puante et polluante dont il faut nous sevrer rapidement sous peine de chaos écologique, économique et social.

La seule politique susceptible d'éviter cette catastrophe est celle de la sobriété, c'est-à-dire la décroissance franche et régulière de la consommation de pétrole dans les pays de l'OCDE. Cette politique n'est pas une adaptation légère due à un souci technique passager, c'est un changement de civilisation dû à la fin du monde tel que nous le connaissons.
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*
Yves Cochet* est député Vert de Paris, ancien ministre.

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par Hapy publié dans : Actu
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Mercredi 21 novembre 2007
par Hapy publié dans : Actu
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Lundi 5 novembre 2007
J’ai failli m’étrangler ce matin au petit déjeuner.
 
Qu’ouie-je, qu’entends-je ?
Mais quelle est donc cette info jubilatoire ?
C’est pas possible, j’ai du mal entendre, vite @, il faut vérifier…
Mais oui c’est vrai :
 
Christine Lagarde notre wonder ministre de l’économie et des finances prône l’utilisation du VELO !!! 

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Si, si vous avez bien lu. Voici quelques extraits de l’entretien qu’elle a eu avec le journal Parisien Dimanche à propos de la flambée des prix du baril de pétrole, pourtant prévue, voire attendue, depuis fort longtemps :
 
«Non», le gouvernement n'envisage pas de modifier les taxes prélevées par l'Etat sur le carburant, d'autant plus «qu'on n’est pas aux prix maximum atteints l'été dernier», a-t-elle justifié. «Nous évoluons avec des contraintes budgétaires qui ne nous permettent pas d'écraser les sources de revenus pour le budget de l'Etat», a-t-elle ajouté.
 
Mme Lagarde a répété ses propos tenus vendredi invitant les Français à «adopter des comportements et des modes de consommation différents à la fois pour préserver leur pouvoir d'achat et pour préparer l'avenir». 
 
Elle suggère ainsi :
 
     - de conduire moins vite,
 
     - de comparer les prix à la pompe (notamment sur le site prix-carburants.gouv.fr)
 
     - et d'éviter de prendre sa voiture sur les petits trajets au profit de la marche ou du vélo.
 
     - et pour ceux qui n'ont d'autre alternative que la voiture, la ministre propose d'envisager le co-voiturage: «Entre collègues ou amis il est peut-être possible de se concerter pour faire la route ensemble. Etre plus rationnel dans son choix de transport, c'est cela se déplacer intelligemment».
 
Ca y est elle a compris !
 
Le Grenelle a refusé la baisse des limitations de vitesse pour faire baisser immédiatement la pollution sur les routes. Qu’à cela ne tienne notre nouvelle wonder woman, écolo sur le tard, revient sur cette proposition, non pas par la petite porte, mais ouvertement et franchement par celle qui est le plus cher à nos concitoyen : par ‘la porte monnaie’ leur expliquer les bienfaits du moins ou meilleur usage de la voiture ou profit des pieds ou du vélo ! 
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 Illustration de Gayanée Bereyziat, graphiste
Youpi !
 
Allez un petit effort Mme Lagarde vous vous reveillerez bientôt le lendemain de Noël en ayant compris aussi les mérites du bio, des énergies renouvelables, de la relocalisation de l’économie…
 
Youpi. Aujourd’hui j’ai espoir.
L’hypothèse Gaïa se vérifierait-elle ?
A l’aube de la catastrophe planétaire qu’est la réchauffement climatique, la Terre, ayant livré ses dernières gouttes du précieux liquide, dit aux hommes, voilà le début de la fin de votre ère…. Une nouvelle commence, faite de réflexion, de partage, de raison, d’amour, de fraternité entre les peuples, les individus et toutes les formes de vie de cette planète.
 
Aurions- nous, auriez vous terminé votre crise adolescente Mme Lagarde ?
 
 
 
par Hapy publié dans : Actu
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Mercredi 24 octobre 2007

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Tous les écolos n’ont pas les dents longues et de grandes oreilles, mais bon… parfois je me sens dans la posture de ce lapin.
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Tout n’est pas encore décidé. Les décisions prises et les annonces faites devront encore être rédigées sous forme de texte de loi courant décembre pour un débat au parlement et une promulgation en 2008. 

Affaire à suivre…, de près !
par Hapy publié dans : Actu
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Mercredi 17 octobre 2007

par Hapy publié dans : Actu
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