C’est un mail que j’ai écrit et fait suivre à une partie de mon carnet d’adresse en réaction à une pétition d’Avaaz pour soutenir l’action de Kofi Annan
au Kenya en tant que médiateur dans la crise actuelle. Le matin même j’avais entendu à la radio une chronique sur France Culture sur le Kenya qui en toute petite partie expliquait un peu ce qui
suit.
.
|
Haricots verts du Kenya en provenance directe du camion, de l'avion, puis encore du camion..., avec bien sur sa barquette en plastique
jetable...
|
image
Yasuyoshi Chiba AFP
|
Bonjour à tous,
Juste pour rappel, comme il est dit dans le texte de la pétition ci-dessus la ‘nouvelle’ économie du Kenya repose en partie sur le commerce et l’agro-industrie, ils ont en effet trouvé une
spécialisation dans le commerce de « primeurs » de contre saison.
La plupart de nos fraises en hiver, de nos haricots verts en hiver ou autres tomates proviennent bien souvent de ce pays ou les « puissants » ont fini
par exproprier les petits paysans qui vivaient dignement et parvenaient à se nourrir de ce qu’ils faisaient pousser sur leur lopin de terre.
A la place, quelques grands propriétaires terriens marchandent avec l’Europe encaissant pour eux seuls les aides au pseudo 'développement'. Pendant ce temps là jeunesse poussée
dans les bidonvilles se révolte : normal…
Pour les petits exploitants restant sur place qui ont cru trouver là un bon moyen de subsistance, ils se retrouvent aujourd'hui bien souvent coincées sous les dettes.
En effet, tout coûte cher dans le haricot :
- la semence : uniquement certaines variétés, forcement vendues fort cher par l’industrie semencière, ont une valeur commerciale sur
les marchés européens,
- les intrants : pas forcement adaptés aux terres kenyanes les haricots verts poussent à gros renfort
d’engrais chimiques et à cause de l’intensification de la culture les paysans sont coincés dans la spirale des pesticides. Et les fongicides et insecticides se vendent fort
cher.
- l’accès à l’eau dont la plante est très gourmande…
Penser à expliquer aussi cela à vos amis : les fraises, les tomates et les haricots verts en hiver ce n’est pas bon pour la planète car ils viennent en
avion et réchauffent la planète ; c’est extrêmement mauvais, aussi, pour les peuples des pays où nous les faisons pousser pour le petit plaisir nos estomacs irresponsables !
.
.
par Hapy
publié dans :
Actu
2
recommander