Ca sent le neuf… Non, ça sent le Cancer !
Formule choc et que je pense très appropriée trouvée par Marie Christine
Blandin, notre ex président du Conseil Général à nous les chti, et maintenant Sénatrice.
Combien de fois n’avons-nous pas entendu ces mots : ça sent le propre, ça sent le neuf…. Hé bien non, je n’avais jamais trouvé aussi juste que la formule de Mme Blandin :
« ça sent le cancer ! »
Un cancer à base d’un ‘bon’ cocktail de produits bien chimiques qui ne servent à rien du tout dans le réel entretien de nos intérieurs et intérieurs, et très peu aussi dans la fabrication de
produits neufs, puisque des alternatives naturelles existent, et que bien souvent ces produits se révèlent ne pas être nécessaires.
Voici comment elle présente son rapport rendu la semaine dernière au gouvernement intitulé :
« Risques et dangers pour la santé humaine de substances chimiques d’usage courant »
Et comme pour le rapport sur l’effet de serre, Grenelle ou pas, je vous parie qu’il ne sera suivi d’aucune mesure sérieuse.
Faudrait pas non plus aller à l’encontre de la croissance et de l’augmentation du PIB, non mais !!
On est bien mieux là à annoncer de grands plans de lutte contre le cancer et contre Alzheimer. Tout ça présente en effet un grand avantage : en plus de laisser tourner
insoucieusement les industries chimiques (dont la France est un des leader) on relance aussi l’industrie pharmaceutique !!
Une pierre 2 coups …
C’est à pleurer de rage.
Merci quand même Mme Blandin.
Pour les plus visuels et auditifs, voici deux extrait du journal de 13h de France 2 :
Remarquez la question à l'arrière plan... J'adore et je réponds OUI.
Je vous mets quand même ci dessous les phrases phares de la synthèse du rapport :
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De multiples substances chimiques dangereuses sont présentes dans le sang de chacun – déjà dans le sang du cordon ombilical.
La mise sur le marché d’une substance chimique n’est pas précédée d’un rapport toxicologique approfondi.
Les doses reçues au travail, dans les transports, à domicile ou au cours des loisirs se cumulent.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 24% des maladies sont causées par des expositions environnementales qui peuvent être
évitées.
Les éthers de glycol ont la faculté de se dissoudre dans l’eau et dans les graisses et sont, en raison de cela, très utilisés dans de larges gammes de produits et dans de
nombreux secteurs d’activité.
Cependant, cette double propriété leur permet de franchir facilement la barrière cutanée et les muqueuses. Or, les éthers de glycol présentent une toxicité immédiate et une
toxicité qui peut être grave à long terme.
Mais, depuis environ soixante-dix ans, certains éthers de glycol reprotoxiques ont été utilisés dans des produits de grande consommation, y compris dans des cosmétiques et
des médicaments.
Cependant, il apparaît de plus en plus que cette nouvelle substitution n’est pas elle-même exempte de risques.
( note de Hapy : remplacé par d’autres produits de la famille chimiques, estimées moins dangeureux….)
Mais, tandis que l’usage contrôlé d’une substance dangereuse est à proscrire (l’amiante), doit toujours être considérée comme une solution provisoire la
substitution opérée à un moment donné (éthers de glycol de la série P remplaçant ceux de la série E) car l’absence de preuve d’un effet n’est pas la preuve de l’absence
d’effet.
Les ‘boîtes’ à vivre :
L’impact de la pollution de l’air sur la mortalité doit être rapproché du droit pour chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé (loi du 30 décembre
1996), d’autant que le taux d’exposition des personnes à l’air est de 100%. Les Français passent au moins 70% à 90% de leur temps à l’intérieur de locaux ou de moyens de
transports et les concentrations de polluants sont généralement plus élevées à l’intérieur qu’à l’extérieur.
A l’intérieur des habitats, des commerces, des bureaux ou des lieux de loisirs doivent être évaluées les émissions dues au sous-sol (radon), celles des
produits de construction et de décoration, du mobilier (meubles, tapis), en particulier les composés organiques volatils (formaldéhyde, benzène, trichloroéthylène…), les
émissions dues aux comportements (fumée de tabac environnementale, désodorisants d’intérieur), les émissions liées à des activités (cuisine, ménage, bricolage, loisirs...).
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Les produits dangereux utilisés sont rangés dans divers placards à l’intérieur de l’habitat : placard des produits ménagers
(nettoyants, désodorisants, déboucheurs…), armoire de beauté (laques, teintures, vernis, dissolvants…), armoire à pharmacie (thermomètre à mercure…),
placard du bricoleur (colles, encres, peintures, vernis, dissolvants, produits de traitement du bois…), placard du jardinier (insecticides, produits
phytopharmaceutiques : herbicides, fongicides...) ou placard du mécanicien du dimanche (dégraissants, peintures…).
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Ces placards, souvent localisés dans des pièces où leurs émanations polluent l’habitat (cuisine, salle de bains, garage attenant à la cuisine…), sont généralement
d’accès aisé pour les enfants.
Les ‘boîtes’ à voyager :
La présence des nanoparticules en ces lieux reste à évaluer.
Quant à l’habitacle des automobiles, il est le lieu d’une pollution spécifique : par les particules et le dioxyde
d’azote provenant des autres véhicules en circulation et par les composés organiques volatils, les particules et les
retardateurs de flamme issus des éléments de l’habitacle du véhicule.
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Les ‘boîtes’ de loisirs :
Jusqu’en 2008, le record de la pollution par la fumée de tabac a été atteint dans les discothèques et
dans les bars à chichas.
La pollution par le chlore caractérise certaines piscines.
Nombre de jouets recèlent du plomb, des phtalates et d’autres polluants éventuellement présents aussi dans les tatouages, les
maquillages, les peintures pour enfants.
Passer de la simple prévention à la précaution :
Au-delà des dangers avérés et de leurs victimes, il faut désormais :
- anticiper en évaluant les risques, grâce à la prise en compte des expositions particulières, des cumuls d’exposition et des personnes sensibles,
- savoir entendre toutes les alertes, y compris celles lancées par les consommateurs ou les professionnels,
- développer les sciences de la précaution,
- favoriser la pluridisciplinarité des recherches et expertises,
- disposer d’indicateurs de l’état de santé de la population et de la qualité de l’environnement,
- s’inspirer des expériences étrangères concluantes (nomenclatures, substitutions vertueuses, ambulances vertes en Belgique...).
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Rationaliser l’édifice de veille et d’expertise :
Aujourd'hui, ces missions sont assurées par de multiples instances aux activités comme aux messages peu ou pas du tout coordonnés. Souvent, l’importance de
leur mission contraste avec la modestie des moyens
Dans ce but, il importe de donner à l’AFSSET les moyens de sa mission pour en faire une vraie «tête de réseau» consolidée par une convention-cadre.
DES PROPOSITIONS EN HARMONIE AVEC LE « GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT »
1. Etendre le principe de précaution à l’emploi des substances ou produits chimiques d’usage courant.
2. Elaborer un projet de loi sur l’alerte et l’expertise (protection des lanceurs d’alerte,
garanties pour l’expertise).
3. Etendre la substitution des substances et produits dangereux.
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4. Développer la recherche en santé- environnement : (registres des cancers…)
5. Créer des valeurs-guides pour l’air intérieur.,
6. Uniformiser les exigences en santé –environnement pour tous les produits mis sur le marché - y compris les produits importés.
7. Saisir l’AFSSET pour appliquer à certains nanomatériaux les protocoles de sécurité sanitaires communs.
8. Reconnaître à chaque citoyen un droit d’investigation sur ses environnements intérieurs
(habitat et autres lieux de vie) et organiser les moyens pratiques de la mise en oeuvre de ce droit.
9. Concilier économies d’énergie et qualité de l’air : prendre des mesures fiscales encourageant une isolation de l’habitat excluant tout risque de
confinement des locaux.
10. Créer des unités santé - environnement dans les hôpitaux et donner aux centres antipoison un statut et des financements
pérennes, garantissant aussi l’exercice de leur mission non urgentiste (bases de données interconnectées…).
11. Clarifier le dispositif de sécurité sanitaire : soit en créant un institut de veille
environnementale,soit en adossant à l’InVS une mission de veille environnementale…; en développant les moyens de la Commission de la
sécurité des consommateurs (CSC), notamment par la création auprès d’elle d’un Observatoire des accidents domestiques ; en créant des agences régionales de la
santé environnementale et professionnelle.
12. Ethers de glycol :
- tirer les conséquences des expertises collectives réalisées par l’INSERM (1999 et 2006) ;
- interdire l’emploi des éthers de glycol dont la substitution est possible ;
- exclure la possibilité d’employer des femmes en âge de procréer à des postes de travail liés à l’utilisation d’éthers de glycol ;
- évaluer le nombre de victimes de l’emploi des éthers de glycol ;
- confier à l’IGAS l’élaboration d’un rapport sur l’encadrement des éthers de glycol.
13. Eduquer, informer et responsabiliser sur tous les aspects du thème santé - environnement
: programme spécifique en direction des enseignants, mobilisation de l’INPES en direction du grand
public, information des consommateurs sur les dangers des produits courants utilisés en milieu domestique.
14. Prendre des mesures pratiques immédiates :
- instaurer, dans chaque région, des journées de collecte de substances et produits chimiques dangereux pour la santé (mercure... )
;
- appliquer avec rigueur les lois et règlements relatifs au tabagisme ;
- équiper les stations services et leurs pompes de récupérateurs des vapeurs d’hydrocarbures ;
- limiter l’activité sur place des pressings situés dans des galeries commerciales aux tâches non liées à l’emploi de substances ou produits
émissifs (trichloroéthylène, par exemple) ;
- équiper systématiquement de serrures, dès leur fabrication, les placards (de cuisine, de salle de bains) destinés à renfermer des produits
dangereux pour la santé.
Heu je peux ajouter faire passer Raffa et son Grand Ménage à 13h et 20h sur toutes les chaînes de TV…
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