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Mais les compagnies agrochimiques qui poussent ces semences génétiquement modifiées ont de puissants alliés. Il est possible que la décision sans précédent du Commissaire Dimas soit renversée à la prochaine réunion de la Commission européenne.
Une puissante protestation du public est nécessaire pour obtenir que la Commission place la santé de ses citoyens avant les intérêts économiques de deux compagnies chimiques.
Vous pouvez aider en envoyant ce message à Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports).
Nous, producteurs, agriculteurs, restaurateurs, consommateurs, gastronomes et citoyens, sommes viscéralement attachés aux AOC
et labels de qualité qui font la renommée de la France, comme à la protection de l'agriculture conventionnelle et biologique ainsi que des espaces naturels remarquables. L'avenir de ce patrimoine
national serait irrémédiablement menacé par les disséminations d'OGM.
Nous nous félicitons de l'adoption par l'Assemblée nationale de l'amendement 252 ajoutant à l'article 1 du projet de loi sur les OGM que ces organismes ne peuvent être cultivés que dans le
respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées "sans organismes génétiquement modifiés" et en toute transparence ».
Au moment où le président de la République veut faire inscrire notre gastronomie au patrimoine mondial de l’Unesco, il serait inconcevable de faire marche arrière.
Par notre signature, nous demandons solennellement au gouvernement de s'engager à respecter le vote du Parlement et de s'opposer à toute tentative de suppression de l'amendement 252 jusqu'à
l'adoption définitive de la loi.
Pétition pour l'indépendance et la survie de l'Agence France-Presse
Atteinte gravissime aux libertés
Le
gouvernement veut interdire l'association Euskal Herriko Laborantza Ganbara (1440 membres donateurs, 10 salariés), qui défend l'agriculture paysanne et durable en Pays Basque.
L'association se met à travailler et à faire ce qu'aurait dû faire la Chambre d'Agriculture du Pays Basque si le gouvernement l'avait créée :
développement de systèmes autonomes et économes, développement de circuits courts de commercialisation, promotion de pratiques culturales moins consommatrices en engrais et en
pesticides, politique visant à favoriser la transmission des fermes à des jeunes (et non leur concentration progressive).
Le succès est impressionnant. Paysans et population locale adhèrent massivement à la démarche.
Mais l'Etat ne l'entend pas de cette oreille. Pour lui, cette association fait de l'ombre à la Chambre d'Agriculture officielle et au projet planifié pour l'agriculture en Pays
Basque, à savoir réduire et concentrer considérablement le nombre d'exploitations (« Il faut choisir entre être nombreux ou heureux » dixit un Président de la
Chambre
d'Agriculture des Pyrénées-Atlantiques).
Malgré tout cela, le jeudi 29 janvier 2009 à Bayonne, à la suite d'une plainte officielle du Préfet, l'association et son Président, Michel Berhocoirigoin, seront traînés
devant le tribunal correctionnel : au delà de la peine risquée (un an de prison ferme et 15 000 euros d'amende), c'est carrément l'interdiction de l'association qui est en jeu.

Signez et diffusez la pétition
http://www.ehlgdoitvivre.org/?page_id=17>http://www.ehlgdoitvivre.org/?page_id=17