Samedi 10 mai 2008

 

 

La météo est avec nous et puis à l’heure où notre ministre de l’écologie  "Pour renforcer la compétitivité d'Areva, la France accepte d'être la "poubelle nucléaire internationale" et propose désormais aux pays clients d'Areva de garder certains de leurs déchets au lieu de les leur renvoyer"   , mais à l’heure aussi où Bruxelles cafouille sur les nouvelles autorisations d’OGM, c’est surtout notre dernière occasion de manifester notre opposition à la culture et forcement à la dissémination OGM dans nos champs français, le texte étant voté ce jour là.



 

Mardi 13 mai vous avez plusieurs possibilités.

 

è Vous habiter Paris ou vous pouvez vous y rendre ; vous avez un méga géant pique nique sans OGM le midi aux Invalides, puis une chaîne humaine qui symboliquement dès 14h viendra encercler l’Assemblée Nationale (pour éviter que toute contamination OGM n’en sorte ?...) Plus d’info, c’est là.

 

è Vous êtes en région et vous ne pouvez pas vous rendre à Paris ? Vous pouvez aussi pique-niquer le midi devant toutes les préfectures de région, vous pouvez aussi vous inscrire (c’est pas obligatoire), c’est là.

 

A Lille il y a 21 inscrits, mais je connais déjà plus de monde que ça qui va s’y rendre.

 

Dans tous les cas n’oubliez pas votre casse croûte, sans ogm bien sur… !




par Hapy publié dans : Actu
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Mercredi 9 avril 2008

Paris, FranceParis, le 9 avril 2008. Greenpeace déplore l'adoption cet après-midi du projet de loi sur les OGM lors d'un scrutin solennel à l'Assemblée nationale. Le texte condamne à terme l'ensemble de la production agricole française à la contamination et définit un régime de responsabilité complètement défaillant. En votant une loi génétiquement modifiée au profit d'une poignée d'industriels, la majorité UMP est manifestement passée à côté de l'histoire et de la volonté des Français. La croisade du sergent-chef Copé contre une secrétaire d'Etat coupable de « soutien » au seul amendement limitant la contamination ne fait pas honneur à la vie démocratique française.

« Comme au Sénat, la frange la plus rétrograde de la majorité UMP s'est allégrement assis sur le Grenelle, sur le principe de précaution, sur la directive européenne qu'elle était censée traduire en droit français et sur le souhait des citoyens ! s'indigne Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. Pis, si l'on en croit les déclarations vengeresses de M.Copé, le seul vrai amendement de protection adopté pourrait être remis en cause au Sénat dès la semaine prochaine, lors de la seconde lecture. Nous regrettons que les députés UMP les plus éclairés, comme M.Grosdidier, n'aient pas été plus entendus par leurs collègues. L'agriculture française et l'environnement sont sacrifiés sur l'autel de quelques profits industriels. C'est une honte. »

Dans ce contexte, Greenpeace ne peut se réjouir des amendements adoptés ces derniers jours. Non contraignants, ils sont pour la plupart des amendements « cosmétiques », de façade, destinés à faire croire aux français que leurs inquiétudes légitimes ont été entendues.

Par exemple, la disposition qui limitait la liberté d'expression des membres du futur Haut Conseil des biotechnologies avait été ajoutée en février par la frange la plus conservatrice des sénateurs. Sa suppression tient donc du minimum syndical. Quant à l'amendement qui dispose que les parcs naturels "peuvent" exclure la culture d'OGM, "avec l'accord unanime des exploitants agricoles concernés", il constitue une véritable supercherie, l'unanimité étant impossible à atteindre…

Le sans OGM est nié. Au terme de 6 jours de débat, le législateur ne s'est pas prononcé sur la nature du sans OGM. Celui-ci reste donc défini par une contamination à 0.9%. Sans OGM, c'est donc avec un peu d'OGM… Un comble pour une loi dont l'objectif, selon la directive 2001/18, devait en être la protection.

Un régime de responsabilité défaillant est par ailleurs entériné. L'agriculteur conventionnel ou bio devra se débrouiller seul avec sa contamination. Le champ de responsabilité issu du transport ou du stockage, qui est le plus important, n'est pas pris en compte et le niveau de d'indemnisation prévu, basé sur la dépréciation des prix, est tout simplement ridicule par rapport à la réalité des contaminations.

Le seul amendement responsable voté est le n°252 permettant la protection des filières de qualité sans OGM. Mais il est fort à craindre que les « cosmétiques » adoptés par l'Assemblée nationale permettent de légitimer au Sénat sa suppression alors que ses objectifs -la pérennité des AOC françaises- sont pourtant si évidents que l'on ne voit pas bien au nom de quoi la majorité UMP pourrait se permettre de les contester. Refus d'étiquetage des produits animaux nourris aux OGM, refus de l'implication des collectivités locales, refus de l'information publique en temps et en heure ou encore confidentialité des dossier d'évaluation éclairent par ailleurs l'intention de la majorité UMP : imposer des OGM partout et en cachette.

Le concours de lâcheté et d'irresponsabilité active a bien eu lieu. M.Copé en sort grand vainqueur. La croisade du sergent-chef de l'UMP contre une secrétaire d'Etat, coupable de « soutien » au seul amendement limitant la contamination ne fait pas honneur à la vie démocratique française. Au palmarès général, c'est donc à lui que Greenpeace remettra son Monsanto d'or.

Texte de loi ou acte de vente à Monsanto ? La veille du début d'examen de la loi à l'assemblée, Greenpeace interpellait à son siège l'UMP pour savoir si, comme le déclaraient certains parlementaires, elle était bel et bien contaminée par Monsanto.... Les dernières affirmations du député Copé et du Premier Ministre F.Fillon répondent sans ambiguité, justifiant par là même la défiance des citoyens vis-à-vis de la classe politique.

« L'Assemblée nationale vient de rédiger l'acte de vente de l'agriculture française à Monsanto, conclut Arnaud Apoteker. Le Premier Ministre est le premier à vouloir le signer. Les sénateurs trouveront-ils le courage d'afficher un autre visage ? »

Ce scrutin, caractérisé par une très courte majorité et une abstention inhabituelle, témoigne par ailleurs du manque d'unanimité et de la mauvaise conscience des députés UMP sur la ligne définie par M.Copé et la frange la plus extrémiste du parti. Greenpeace en appelle maintenant au Président de la République : l'intérêt général doit passer avant les intérêts des firmes semencières et la politique politicienne. 



Ben voilà, pour le coup, hapy est unhappy...

Je suis profondément dégoûtée, j’ai honte de mon pays, l’esprit français (pff.. tu parles) pire que les ricains, on court après le fric, l’éthique après !

 J’en ai un peu marre, de toute façon personne ne se bougera plus avant qu’après et tout le monde sera là pour râler par contre quand les premiers vrai gros problèmes arriveront chez nous. Parce ce qui se passé déjà en Argentine, en Inde et ailleurs, on s’en fout hein.

 

Allez donc, l’écologie est juste une mode beaucoup la suivent. Mais quand il faut vraiment bouger hein…, nous étions un peu plus de 300 à Lille samedi dernier, seulement un peu plus de 300…

 

Silent spring… pour bientôt !

 

 

par Hapy publié dans : Actu
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Jeudi 3 avril 2008


Ils ne peuvent pas adopter une mauvaise loi sur les OGM la semaine du développement durable, c’est pas possible…

Donc le vote est prévu mardi prochain le 8 avril.


D’ici là, vous avez pouvez ‘briefer’ votre député.


Comment ? Ben c’est noté juste en dessous.


  GREENPEACE      Si vous n'arrivez pas à lire cet e-mail, cliquez ici
 
  URGENT : LOI OGM. Vous pouvez agir !  
 

Vous le savez, jusqu'à lundi, les députés français votent une loi sur les OGM. Cette loi n'est pas ordinaire : elle est déterminante pour l'avenir de l'agriculture et de l'environnement en France. En prétendant organiser la coexistence entre cultures, le projet de loi actuellement discuté ne fait en l'état que légaliser la contamination génétique de la production agricole. Le choix du sans OGM est nié. Le projet prévoit en effet que le sans OGM pourra contenir un peu d'OGM alors que de très nombreux doutes subsistent quant à leur innocuité.

Compte tenu de la nature des OGM, de leur dissémination incontrôlable, la coexistence des cultures est impossible : la liberté de produire avec et sans condamne la liberté de produire et consommer sans OGM que réclame la majorité des français.

 
 

Plus que jamais, votre voix compte !

Appelez dès que possible votre député pour lui faire savoir que vous voulez une agriculture sans aucun OGM. C'est votre droit de citoyen de faire connaître votre position durant ce débat crucial. Mardi, le projet de loi fera l'objet d'un scrutin solennel, ce qui permettra de connaître le vote de chacun des députés.

Appelez directement à l'Assemblée Nationale et demandez à parler à votre député
01 40 63 60 00

Pour trouver le nom de votre député, cliquez-ici.

Si votre député n'est pas à l'Assemblée, vous pouvez l'appeler à la permanence de sa circonscription.
Pour avoir le numéro de téléphone de sa permanence,
cliquez-ici.

 


Allez, à nos téléphones !



par Hapy publié dans : Actu
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Jeudi 27 mars 2008


par Hapy publié dans : Actu
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Mercredi 26 mars 2008

Ben oui, on lorgne vers la dictature...
Révéler que la technologie phare de cette dictature a des failles, équivaut à un crime de lèse majesté ?

Stéphane Lhomme porte parole du Réseau Sortir du Nucléaire a été retenu 10 heures durant en garde à vue dans les locaux de la DST hier mardi 25 mars.


St-phane-Lhomme.jpgStéphane Lhomme


Son crime ?

Avoir rendu public un document « classé secret défense » fourni par Edf au gouvernement concernant la non résistance de la nouvelle centrale nucléaire en cas de chute d’un avion de ligne.

 

D’accord, il a il a violé un secret défense, mais cependant, il n’a pas fourni l’information en secret à quelques dangereux fomenteurs d’attentats. Il a juste rendu public une information qui sans son intervention (ni celle de la personne d’Edf qui a fait sortir l’info de son giron) n’aurait jamais été divulguée.

Il s’agit là d’une œuvre d’intérêt publique que d’informer la population sur des faits de cette gravité.

 

Mais c’est vrai que par les temps qui courent il ne faut pas gêner le travail de notre wonder VRP national.

Déjà que les défauts classiques du nucléaire sont bien connus (déchets, énergie fossile et non renouvelable, non réponse à l’effet de serre, prolifération, risques d’accidents ‘internes’…) si en plus on vient lui rajouter des défauts de sécurité ‘externe’…  Ca va finir par être difficile de les vendre des réacteurs…

 

Bon reste à savoir ce qu’il arrivera maintenant après cette garde à vue, Stéphane Lhomme pourrait être inculpé de “compromission du secret de la défense nationale” et 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende pour la divulgation du document au grand public.

 

 

 

 

Pour retrouver le document d’origine, c’est là.

Pour retrouver l’analyse qui en a été fait par un expert Britannique à la demande de Greenpeance, c’est là.

 

Source

Pour les autres info…
      

A lire aussi



Que nous devions obéir à toutes les lois, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, est une invention récente.

Dès que quelqu'un comprend qu'il est contraire à sa dignité d'homme d'obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l'asservir.

La désobéissance civile est le droit imprescriptible de tout citoyen. Il ne saurait y renoncer sans cesser d'être un homme

Gandhi



par Hapy publié dans : Actu
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Dimanche 16 mars 2008
 
 
Refusez le projet de loi sur les OGM tel qu’il est proposé par le gouvernement et signez l’appel pour le droit et la liberté de consommer et de produire sans OGM
 
.
Telle est la phrase introductive du courrier que Greenpeace a rédigé et vous propose de faire suivre à votre député.
 
En effet les termes actuels du projet de texte de loi, ne vont pas (du tout) dans le sens de ce qui avait été annoncé lors du Grenelle… quelle surprise hein ???
 
Bref, voici les points clés du courrier pour les parlementaires.
C’est ce Greenpeace leur demande de défendre lors du vote de la loi les points suivants, c’est ce que vous pouvez appuyer en adressant ce courrier à votre député.
 

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=> Primauté d’une agriculture et d’une alimentation sans OGM : Garantir le droit de la population à pouvoir choisir une alimentation sans OGM. Pour l’instant le texte défend surtout le droit de pouvoir produire des OGM….
 
=> Les produits « sans OGM » ne doivent contenir aucune trace d’OGM. Ca semble tomber sous le sens, pourtant, depuis l’été 2007 un produit est légalement déclaré sans OGM même s’il en contient 0,85 %.
 
En fait le seuil à partir duquel les OGM sont détectables dans un aliment est de 0,1%. C’est ce seuil qui devrait donc définir le fait qu’un aliment soit avec ou sans ogm.
 
Mais non, le texte de loi proposé permet au contraire de légaliser et de ‘banaliser’ la contamination jusqu’à un seuil de contamination ‘déclaré’ acceptable de 0,9 %.
 
En gros on prépare le fait que s’il y a de la culture ogm quelque part, il y aura forcement de la contamination, alors autant l’organiser légalement tout de suite.
Dans quelques années, quand on aura des ogm partout, le gouvernement n’aura plus qu’à relever ce seuil…
 
=> Régime de responsabilité strict et sans faute, impliquant l’ensemble des opérateurs de la filière OGM,  le texte actuel prévoit uniquement la responsabilité juridique de l’agriculteur qui a semé les ogm (en cas de problème de contamination ou de problème sanitaire avéré) …
Facile hein, comment un simple agriculteur pourra-t-il indemniser qui que ce soit ? (sans mettre la clé sous la porte ?)
 
En aucun cas le texte proposé ne prévoit d’inclure la responsabilité juridique des entreprises, comme Monsanto, qui fabriquent et qui vendent ces ogm… Les ONG demandent donc que le champ de la responsabilité leur soit étendu.
 
, sur l’ensemble des préjudices directs ou indirects, le texte de loi actuel est super restreint dans sa notion d’indemnisation (ex : l’agriculteur bio est contaminé, sa production ne pourra pas être vendu en bio… elle sera donc indemnisé à concurrence de la perte estimé par rapport au prix de vente de la même production en OGM...) Rien de plus ne sera indemnisé, pas les pertes de label, pas les effets futurs sur la clientèle, encore moins de ‘pretium doloris’...
 
, immédiats ou différés, le texte de loi actuel ne prévoit que l’indemnisation pour les contaminations qui auront lieux dans l’année !…
 
En gros la loi ignore totalement la réalité biologique. Les grains ogm peuvent dormir plusieurs années avant de se décider à germer dans le champ du voisin. La pollinisation par contamination n’aura aussi d’effets vérifiables qu’au printemps suivant… Hé bien c’est trop tard pour le texte de loi… l’indemnisation ne sera plus possible…
 
, y compris lorsque la contamination de vient pas d’un champ voisin et que son origine ne peut être identifiée avec certitude ; toujours pareil, si a côté du champ du paysan contaminé il n’y a pas de culture ogm, la loi organise le fait qu’il ne pourra pas être indemnisé à moins de prouver précisément d’où vient la contamination…
 
Quasi impossible donc dans les faits pour un petit paysan d’organiser une grande enquête pour savoir si c’est telle parcelle OGM à 20 km de chez lui qui a envoyé son pollen lors de tel coup de vent, où si c’est tel camion de transport de sa récolte qui a mal nettoyé sa beine ou tel maillon industriel lors du traitement de son maïs qui a mal nettoyé ses machines après avoir traité telle autre substance ogm…
 
En gros « tu peux pas prouver, tu sera pas indemnisé… » On organise littéralement la protection du pollueur.
 
=> Respect du droit à l’information préalable et à la participation du public et des collectivités territoriales ; On demande que soit reconnu le droit des citoyens a être informé entre autre des lieux de culture. Normal aussi quoi…
 
= > Evaluation indépendante, transparente et pluridisciplinaire des OGM ; C’est clair maintenant pour tous ceux qui ont vu le film ‘le monde selon Monsanto’, l’avis des scientifiques n’est « qu’un avis », et il n’est pas « forcement » indépendant…
 
On demande la certitude (si c’est possible ?) d’expert scientifiques indépendants, la transparence quant aux études menées et à leurs résultats. Aujourd’hui encore Monsanto assure que rien n’est dangereux, mais refuse toujours de publier les résultats des recherches ?? Chercher le hic ?
 
On demande aussi à ce que des membres de la « société civile » puissent être représentés dans ces instances d’évaluation (un peu comme dans les comités d’éthiques…) et puissent au moins être écoutées.  

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Voilà, je pense que c’est super important de faire bouger les députés maintenant, après le vote du mois d’avril, si ça va dans le mauvais sens, il ne nous restera que nos yeux pour pleurer. ALORS AUTANT SE BOUGER MAINTENANT !
 
Et comme je l’ai dit dans en réponse d’un commentaire de l’article précédent, il commence à y avoir si ce n’est une réelle prise de conscience, un réel questionnement de la population sur les OGM, leur intérêt et leur innocuité…
Le film ‘Le monde selon Monsanto’ passé cette semaine sur Arte semble y être pour beaucoup…
Il ne faut pas laisser retomber ce regain d’intérêt !!  
 

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Le courrier a envoyer à votre député jusqu’au 2 avril : 
http://www.greenpeace.org/raw/content/france/groupes-locaux/nantes/documents/lettredepute.pdf
 
Pour trouver les coordonnées de votre député, ce lien peut vous aider :
 
Il y a aussi la pétition en ligne Stop OGM http://www.stop-ogm.org/petition_ogm.html
 
Le détail des propositions d’amendement proposé par les ONG http://www.stop-ogm.org/pdf/20080301Propositions_Amendements_PetiteLoi_OGM.pdf
.  
Site STOP OGM
.
 
(regroupe *ONG: Attac : Alliance pour la planète - ACAP Objectifbio)
Amis de la Terre Agir pour l’Environnement Confédération paysanne - Faucheurs volontaires - FNAB Greenpeace - MDRGF Nature et Progrès   et les collectifs
 

Enfin, le 29 mars se sera la journée nationale d’action contre les OGM, il y aura des actions un peu partout en France !


.
 
par Hapy publié dans : Actu
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Vendredi 8 février 2008
Des (bonnes ?) nouvelles concernant la condamnation de Kokopelli dont je vous faisais part dans mon précédent article. En tout cas la saga est à suivre avec intérêt.
Voici une dépêche de l’AFP du 7 février 2008.

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Kokopelli - L'Etat pourrait se dédire.

L'Etat envisage de se dédire pour éviter à l'association Kokopelli, qui vend et défend les semences anciennes, d'avoir à payer la  
totalité des amendes auxquelles elle est condamnée, a indiqué mercredi la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Le sort de Kokopelli, basée à Alès (Gard) et condamnée mardi en appel à 23.000 euros d'amendes pour avoir commercialisé des semences "non inscrites dans le catalogue officiel", a affleuré lors du débat sur les OGM au Sénat. "J'ai dit clairement qu'il fallait réfléchir à un éventuel dédit de l'Etat, pour que l'association n'ait pas à payer et surtout à un amendement pour régler le problème", a expliqué Mme Kosciusko- Morizet à l'AFP. "Nous en avons discuté avec Jean-louis Borloo".

"L'association Kokopelli participe à la préservation de la biodiversité, du patrimoine et des semences anciennes: c'est intéressant, mais de ce point de vue notre droit est mal fait", a-t-elle estimé. S'il est techniquement impossible d'introduire un amendement en ce sens dans la
loi sur les organismes génétiquement modifiés, "on va voir comment faire quelque chose" dans la loi concernant le Grenelle de l'environnement, a-t-elle ajouté.

Selon les minutes des débats rapportées au Journal Officiel, Mme Kosciusko-Morizet a estimé mardi soir devant le Sénat que 'association,
en préservant des variétés anciennes, "remplit une mission de service public et que sa condamnation pose problème. Nous travaillons à une éventuelle évolution législative pour sortir de cette situation absurde". A son tour, M. Borloo a reconnu qu'il y avait "indiscutablement un problème à traiter en liaison avec le ministre de l'Agriculture".

Kokopelli a vu sa condamnation confirmée en appel mardi par la Cour de Cassation et devra verser 23.000 euros au total aux différentes  
parties civiles, dont l'Etat et la Fédération nationale des professionnels des semences potagères et florales (FNPSP).

L'association, était poursuivie pour "mise sur le marché de variétés non inscrites dans le catalogue officiel des espèces et des variétés", géré par le Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS). Inscrire au catalogue les quelque 2.500 variétés potagères et  
florales repertoriées par Kokopelli "couteraît plusieurs millions d'euros", fait valoir l'association.

Source : AFP
par Hapy publié dans : Actu
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Mercredi 30 janvier 2008

Je ne sais pas pourquoi : je ne le sens pas bien pour le projet de loi sur les OGM...
 
Lisez plutôt. 

Kokopelli: biodiversité, la fin des illusions
Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée :
       

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     - 12.000 € pour le grainetier Baumaux
     - 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).
.
Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.
Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles
 : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger  et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non violente et le dialogue,
peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul Jacquin
 
 
 
 
 
par Hapy publié dans : Actu
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Mercredi 30 janvier 2008
 
C’est un mail que j’ai écrit et fait suivre à une partie de mon carnet d’adresse en réaction à une pétition d’Avaaz pour soutenir l’action de Kofi Annan au Kenya en tant que médiateur dans la crise actuelle. Le matin même j’avais entendu à la radio une chronique sur France Culture sur le Kenya qui en toute petite partie expliquait un peu ce qui suit. 
.
 

haricots-Kenya.jpg

Haricots verts du Kenya en provenance directe du camion, de l'avion, puis encore du camion..., avec bien sur sa barquette en plastique jetable...

Kenya-violence.jpgimage Yasuyoshi Chiba AFP



Bonjour à tous,

Juste pour rappel, comme il est dit dans le texte de la pétition ci-dessus la ‘nouvelle’ économie du Kenya repose en partie sur le commerce et l’agro-industrie, ils ont en effet trouvé une spécialisation dans le commerce de « primeurs » de contre saison.
 
La plupart de nos fraises en hiver, de nos haricots verts en hiver ou autres tomates proviennent bien souvent de ce pays ou les « puissants » ont fini par exproprier les petits paysans qui vivaient dignement et parvenaient à se nourrir de ce qu’ils faisaient pousser sur leur lopin de terre.
A la place, quelques grands propriétaires terriens marchandent avec l’Europe encaissant pour eux seuls les aides au pseudo 'développement'. Pendant ce temps là jeunesse poussée dans les bidonvilles se révolte : normal…
 
Pour les petits exploitants restant sur place qui ont cru trouver là un bon moyen de subsistance, ils se retrouvent aujourd'hui bien souvent coincées sous les dettes. 

En effet, tout coûte cher dans le haricot :
     - la semence : uniquement certaines variétés, forcement vendues fort cher par l’industrie semencière, ont une valeur commerciale sur les marchés européens, 
     - les intrants : pas forcement adaptés aux terres kenyanes les haricots verts poussent à gros renfort d’engrais chimiques et à cause de l’intensification de la culture les paysans sont coincés dans la spirale des pesticides. Et les fongicides et insecticides se vendent fort cher.
     - l’accès à l’eau dont la plante est très gourmande…
 
Penser à expliquer aussi cela à vos amis : les fraises, les tomates et les haricots verts en hiver ce n’est pas bon pour la planète car ils viennent en avion et réchauffent la planète ; c’est extrêmement mauvais, aussi, pour les peuples des pays où nous les faisons pousser pour le petit plaisir nos estomacs irresponsables !

La pétition d'Avaaz pour soutenir Kofi Annan

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par Hapy publié dans : Actu
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Mercredi 23 janvier 2008

" Si l’abeille venait à disparaître, 
l’humanité n’aurait plus que quelques années à vivre
" ... 
 Albert Einstein 


Et bien certains sont pressés d’en finir !
 
Le Gaucho, le Regent vous connaissez. Ils sont interdits.
Alors 'on' a crée leur petit frère, aussi toxique, vu qu’il est de la même famille et contient les mêmes principes actifs que ces deux derniers … 
Ca y est le Cruiser vient d’être autorisé en France.

'On' change le nom, et v’lan 'on' recommence à s’en mettre plein les poches.
Là où il y a de la gène, hein…
Le Grenelle c’est quoi déjà ?    Un gros somnifère ?!
 

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Vous voulez faire quelque chose ? 

Mangez bio, 

et envoyer ce courier à votre député, votre sénateur, 
et signez la pétition ci dessous.
.

Prénom, Nom
Profession :
Adresse :
code postal Localité :
 
Monsieur le Ministre
Alors que les travaux du Comité Scientifique et Technique (CST) chargé d’évaluer les causes de dépérissement des colonies d’abeilles sont volontairement arrêtés depuis deux ans, nous nous élevons contre l'Autorisation de Mise sur Marché de semences de maïs traitées par l'insecticide Cruiser dont la matière active est le Thiamethoxam.
Nous demandons le retrait  de cette AMM (Autorisation de Mise sur Marché) qui permettrait  à un insecticide qu’on sait être extrêmement dangereux pour les  abeilles d’être répandu dans l’environnement au mépris du  principe de précaution.
 
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes salutations distinguées.
 
 


Petite explication :

Le ministre de l’agriculture vient d’autoriser l’utilisation d’une nouvelle semence de maïs traitée par l’insecticide systémique dangereux appelé Cruiser dont la matière active est le Thiamethoxam. 
 
Même si cette autorisation ne s’étend pas aux maïs à consommation humaine et aux lignées mâles destinées à la production de semences, la précipitation de cette décision sous la pression des maïsiculteurs intensifs, des semenciers et des producteurs de produits phytosanitaires sera dommageable pour l’avenir.
 
En effet, la toxicité de cet insecticide est très forte :
- 5 nanogrammes* (ng) suffisent pour tuer une abeille. 
- En outre, sa toxicité est équivalente à celle du fipronil et de l’imidaclopride dont on connaît les effets délétères sur le rucher français (cf. affaires Gaucho et Regent). 
- De plus, des doses de Thiamethoxam aussi basse que 0,5 ng par abeille ont des effets sub-létaux importants. Ainsi, le Thiamethoxam peut entraîner la perturbation du vol de retour à la ruche des abeilles, dont l’une des conséquences peut être l’affaiblissement des colonies. 
- Le Thiamethoxam est également persistant dans les sols ce qui permet une éventuelle contamination des cultures suivantes.
 
Les précautions d'usage préconisées par l'AFSSA (dans son avis du 20 décembre 2007) retenues par le Ministère ne reposent que sur des résultats intermédiaires et ne permettent pas de juger des effets sur le long terme de ce produit sur les abeilles, l'Homme et l'environnement. De plus, ces précautions ne nous paraissent pas de nature à limiter les risques à court terme étant donné, notamment, les difficultés à contrôler leur application. 
 
En outre, un risque d’extension future de l’homologation pour d’autres usages (sur colza ou encore en production fruitière) n’est pas à écarter. Enfin, les poussières qui se dégagent au moment du semis de semences enrobées ont été responsables de la disparition d’un grand nombre d’abeilles au printemps 2007 en Italie.
 
Dans ces conditions, et alors que les travaux du Comité Scientifique et Technique (CST) chargé d’évaluer les causes de dépérissement des colonies d’abeilles sont volontairement arrêtés depuis deux ans, nous nous élevons contre cette autorisation et demandons le retrait de cette AMM* qui permettrait à un insecticide qu’on sait être extrêmement dangereux pour les abeilles d’être répandu dans l’environnement au mépris du principe de précaution.
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Sources : http://www.mdrgf.org/
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par Hapy publié dans : Actu
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